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IMPÉRATIF MAISON

Plus de 8 personnes sur 10 s'attachent à la propriété privée en seconde importance seulement à celle qu'ils accordent à leur famille (L’Actualité, 10 novembre 2017). Pour être conséquent avec cette réalité il faut diviser l'espace disponible déduit des espaces à conserver, etc. par le nombre de ménages sur terre. Voilà un projet pour unir le monde et conjuguer avec l'environnement alors que les maisons simples tel que décrites dans ce site se retrouvent trop rarement dans nos quartiers. Nos villes sont trop souvent construites comme des entonnoirs où l’on concentre les gens en fonction d’un mode de transport. Aménager en fonction de l’automobile a été l’erreur des années 60 à aujourd’hui et comme le profit compte plus que le capital des gens pour nos gouvernements nous répétons l’erreur d’aménager en fonction d’un mode de transport. Le transport automobile, la marche, le vélo et le transport en commun ont tous leurs avantages mais selon nous l’aménagement doit avoir au cœur l’accès à la propriété de maisons pour la vaste majorité qui en veulent.

EN BREF: DES PETITS LOTS POUR PLUS DE MAISONS

À titre d'exemple, des maisons de 17pix32pi (plan en exemple ici-bas) (à 3 étages) de concept -grow home- (maison évolutive) avec salle de bain complète au rez-de-chaussée qui offrent un 3 ½ parfait pour les gens qui ne veulent plus monter d'escaliers ou qui sont handicapés.

Peu importe si on est une famille, que l’on est seul ou encore que l’on est une personne âgée on pourra vivre en toute autonomie ce qui assure une grande valeur à ces maisons simples qui réduisent la quantité de rebuts de construction et qui exigerons moins d’entretien complexe.

Avec des lots de 700 à 1100pi2 + les espaces publics ce serait possible d'avoir jusqu’à 85 maisons par hectare de belle densité sans sacrifier la voiture mais en facilitant la marche et la bicyclette.

Bâtir des maisons en rangées ce n’est rien de nouveau et les conditions actuelles sont propices à un usage efficace de l’espace mais il y a encore énormément de travail à faire pour recadrer nos mentalités et nos actions.

LE CONTEXTE

Le Québec affiche toujours le plus faible taux de propriété au Canada avec 59%. C'est en baisse par rapport aux statistiques de 2016 qui montrait alors que 61.3% de la population détenait une propriété alors que dans le reste du Canada ce taux était de 67.8% en moyenne selon le Bulletin de l'habitation, édition spéciale de l'APCHQ de 2016. En 1979, il en coûtait le prix d'une voiture intermédiaire pour être propriétaire d'une maison alors qu'actuellement les prix ne sont plus en lien avec la capacité de payer mais avec celle d’emprunter. Les gouvernements et les banques ont trouvé un moyen indirect d'augmenter le PIB et possiblement le coût du gaspillage en habitation.

Les zonages ont la tendance de diminuer les maisons jumelées des paysages municipaux et favorisent les plex et les unifamiliales isolées. De plus, les normes font perdre de l'espace terrain. Quelle abbération de gaspiller et de nuire alors qu'il y a cents ans on avait pas mal plus d'efficacitée en construisant trop proche du chemin alors qu'il n'était pas aussi dangereux qu'aujourd'hui.

Malheureusement le laisser-faire permet aux gagnants de ce jeux de monopoly et aux banquables de renchérir sur leur gaspillage et de condamner la majorité à accepter moins de maisons et plus d'appartements. Les promoteurs, les rentiers, les banquiers et les grands groupes sont et seront les seuls gagnants si on ne se mobilise pas pour plus de maisons. Si l'on comprends que plus du trois quarts d'entres nous voudraient une maison ultimement, on constate qu'on a grosso modo que seul moins de la moitiĆ© d'entre nous avons l'espoir de posséder sa maison un jour dans notre si vaste territoire.

Le vivre en ville devient la seule solution que nos gouvernements envisagent alors que nos sociétés modernes sont de plus en plus affectées par la solitude et la perte d'actifs. Sans actifs il y aura de moins en moins de participants à l’économie. Pratiquement tous les plans d'aménagement misent sur des projets qui cherchent à freiner l'étalement urbain et l'utilisation de la voiture alors qu’au dire de Bill Gates la voiture n'est responsable que pour 7% des GES alors que le béton des mégas-villes contribue à 8% des GES (The Guardian, Février 2019).

Depuis 2015, 54% de la population du monde habite en ville, une proportion qui devrait passer à 66% en 2050 selon l’'ONU. Si certains rêvent de s’en sortir et de venir au Québec, le moindre que l'on puisse faire c’est de leur permettre de posséder une maison avec toute la chance que nous avons de vivre dans l'abondance de notre territoire. Selon Statistiques Canada, le taux de propriété au Canada est passé de 60,3% en 1971 à 69% en 2011 pour se fixer à 67,8% en 2016. En 2016 par contre ces propriétés étaient de plus en plus des copropriétés. Depuis un bon nombre d’années, c'est la copropriété qui représente la grande majorité des mises en chantier résidentielles.

Il s'est construit 6088 maisons individuelles au Québec en 2019 sur 43534 mises en chantier (Bilan en habitation 2019, APCHQ). Cela est loin des plus de 30000 maisons individuelles construites en 1987 (L'habitation au Québec, SHQ Juin 2000). Par un calcul simple on pourrait avoir de la place pour la construction de plus d'un demi-million de maisons individuelles simples au Québec si le marché n'était pas si radicalement à deux vitesses de par notre manque d'organisation. Sur le long terme des maisons construites efficacement et intelligemment sur le territoire continueront de répondre aux besoins direct des gens tant elles sont en manque de par le monde. Créer de la valeur au lieu de profiter.

En 1996, la réserve fédérale américaine a choisi d'altérer la pondération donnée aux valeurs des biens d'actifs (bien immobiliers notamment). Une réécriture subjective de l'ensemble de la politique monétaire telle qu'elle avait été définie depuis le début du siècle. La raison pour ce changement tel que dicté par la Commission Boskin-Greenspan était que les biens d'actifs ne sont pas des biens que l'on achète de manière fréquente. Avec cette nouvelle manière de calculer l'inflation c'est exactement la fréquence qui a augmenté et ce sans impact sur l'inflation officielle. Il est alors tout-à-fait compréhensible que les banquiers ont exigés de se protéger des mauvaises créances hypothécaires via des produits dérivés. (The Core Rate, Financial Sense, Jim Puplava, juin 2006)

Entre 1971 et 1991 l'Ile de Montréal a vu sa population diminuer de 212 197 personnes au profit des banlieues offrant une foule de maisons abordables. Depuis 2001-2002 il n'y eu aucun bilan de solde migratoire positif entre Montréal et sa banlieue. En périphérie de Montréal on continue plus souvent qu'autrement de dilapider les terrains pour des maisons isolées alors que c'est tout-à-fait possible de bâtir des maisons généreuses en quantités suffisantes sur des lotissements de 1000pi2 et moins. Montréal dépendante de l'immigration saura-t-elle pousser sur le gouvernement du Québec afin d'offrir à ses citoyen(ne)s des maisons en banlieues alors qu'on aura tout mangé pour trop peu de maisons?

UN EXEMPLE SOUHAITABLE DE MAISON-QUARTIER

Il faut massivement plus de maisons de philosophie grow home (Maisons à coût abordable et communautés viables, SHQ, 2003) et voici un des nombreux exemples de maison abordable qu'il faudrait voir davantage. Avec ou sans sous-sol ou garage, il y aurait cuisine, salle à manger et salon avec une salle de bain complète au rez-de-chaussée. Ce petit extra permettant de faire un 3 ½ si jamais on ne veut plus monter les marches. Au 2e, 3 chambres et une salle de bain complète et ensuite un 3e étage servant d’atelier ou de salle de jeu, etc., avec portes donnant sur un patio ou jardin. Avec une mini cour sur le toit il y aurait moins de moustiques et cela permettra de diminuer la superficie de la cour au sol à l'arrière de la maison.

Tout aussi important sont les quartiers de maisons en rangée mais avec un design maximisant l'indépendance de chaque propriété. Voici à quoi se tiendraient les éléments de cette intégration: 20 pieds de rue, 7 pieds de terrain avant, 30 ou 32 pieds de maison, 8 pieds de terrain arrière et la ruelle de 20 pieds. Cela donne une profondeur de 87 pieds qui sur 17 pieds de largeur de façade donne un espace requis de 1479 pieds carrés par maison. Sur 107639 pieds carrés (1 hectare) cela signifie une densité de plus de 72 maisons par hectare pour cette maison généreuse.

Des rues et ruelles s'installant dans un modèle quadrillé ne sont rien de nouveau sauf que nous croyons que c'est ce qu'il faut faire pour arriver à une meilleure qualité d'aménagement. La densité serait également améliorée par rapport à la banlieue actuelle puisque la cour avant serait en fonction de l'espace requis pour stationner une voiture parallèlement à la façade de la maison. Stationner dans la rue ce serait illégal. Ces rues d'une largeur minimale auraient une bordure soit une banquette de 5 pieds afin de permettre d'y tasser la neige en hiver et d'y mettre nos bacs. Ces surfaces libres de saillies d'entrées offriraient du stationnement en dehors des moments de leur usage principal pour des visiteurs. L'endroit pour se garer, sera donc le garage au niveau sol qui pourrait être conçu avec ou sans porte requise. La maison étant isolée en conséquence de cette zone rectangulaire à sa base. Les transits seraient plus fluides et l'espace occupé pour stationner serait inclut à même la surface de la maison.  À l'arrière des maisons viendraient la cour d'une profondeur de 8 pieds et à l'arrière des cours ce serait un espace social public sous la forme d'une ruelle qui inclurait de la verdure, une piste cyclable et un sentier pédestre. L'enfouissement des fils, la distribution postale et les soins à domicile seraient tous plus simples dans ce type de quartier.

Les enfants seraient moins en danger en jouant dans une ruelle que dans la rue comme c'est le cas actuellement. La vie sociale serait améliorée car on ne se verrait plus uniquement quand on est parmi-nous ou dans l'enveloppe d'un habit ou d'une voiture. Il y aurait probablement moins de maladies mentales et beaucoup plus d'inclusion et de confiance.

Bref, ces types de quartiers contiendraient davantage de rues mais puisque les voitures ne pourraient se stationner dans les rues, elles seraient moins larges. Ce serait beaucoup plus efficace et on risquerait moins d'entonnoirs dans la circulation sans pour autant favoriser la conduite dangereuse.

Avec jusqu'à 60 à 90 maisons par hectare dans des quartiers fluides et vivants, les gens seraient propriétaires et il y aurait plus que 3 fois plus de maisons par rapport à la densité moyenne nette actuelle. Par exemple, la densité moyenne nette de l'agglomération de la ville de Québec se situe à 27 logements par hectare selon les chiffres du Schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Québec (SAD) de 2015. L'objectif actuel du SAD étant de 32 log/ha pour une grande portion du territoire de Québec serait dépassé et ce en construisant des maisons en propriété individuelle. Augmenter la valeur du patrimoine immobilier exige des maisons pour tous qui correspondent aux vrais besoins des gens. Des quartiers qui par leur nature favorisent et structurent une économie locale plutôt que l'oligarchie des grands détaillants.

-L'étude de visualisation des densités résidentielles brutes de la Communautée Urbaine de Montréal (2007) propose divers scénarios d'aménagements et celui qui se rapproche le plus du modèle que nous proposons offre presque 2 fois moins de maisons. Le scénario 4a du document prévoit 24 logements par hectare (107639pi2) avec 76 maisons en rangées sur des lots de 2220pi2 et 22 maisons semi-détachées sur des lots de 3700pi2. Il est toutefois possible d'avoir des maisons de 17pi de largeur par 32pi de profondeur sur des terrains de 17pi par 60pi faisant 1020pi2. Le plan de la CMM offre donc 98 maisons au total alors que notre plan offre 190 maisons et ce sans changer les riches terrains de 3700pi2 des 22 maisons semi-détachées! Voilá pourquoi que dans le temps ce modèle abouti à un gaspillage écologique et économique qui fabrique artificiellement l'argumentaire pour plus de tours d'habitations et encore plus de béton et de transport en commun lourd.

ARGUMENTS ET IDÉES

-Dans certaines municipalités au Québec la taxe foncière engendre un biais favorable aux trop grandes maisons sur de trop grands terrains. En cette ère de réduction des dépenses et des investissements, on veut freiner la pression sur les services tout en augmentant nos recettes fiscales. Puisque la taxe foncière est le seul moyen de financement de nos municipalités elles ont tendance à choisir de condamner petit à petit l'accès à la propriété universelle. Les municipalités devraient être financées par un paiement de transfert venant du provincial quitte à augmenter les impôts. Les impôts ne devraient pas avoir augmenté tellement si l’ensemble de l’aménagement serait plus strict sans être injuste ni inconséquent. Le gouvernement du Québec pourrait finalement équilibrer la densité et l’optimiser partout sur le territoire. Cela aurait un effet évident sur la congestion qu'elle soit sur les marchés, les routes, les ponts ou dans les transports en commun essentiels pour de nombreuses personnes.

- La taxation étant centralisé au niveau de l’État du Québec, créer un système d’impôt qui n’est pas uniquement tiré des revenus de travail mais issu en partie issu d’une taxe sur le niveau d’utilisation des terres et la productivité durable de l’usage des ressources naturelles. Une fiscalité qui se rapproche du georgisme car en principe la terre ne peut appartenir à personne. La propriété privée demeure reconnue et essentielle pour maintenir la volonté de tous de se développer en toute autonomie. Conséquemment, ce régime fiscal est contre un revenu universel mais pour l’universalité de l’accès aux 3 piliers d’une social-démocratie effective soit l’éducation, la santé et la maison.

- Il faut faire valoir la standardisation et des maisons qui se touchent mais qui sont totalement distinctes. Des quartiers de maisons sur des lots de 1100pi2 ou moins diminueraient les entretiens paysagers souvents dangeureux.

- Il faut une taxe d'eau.

-Nos politiques semblent solutionner un problème par des solutions alternatives aux véritables solutions puisqu'elles veulent trouver l'excuse parfaite pour sembler tout solutionner facilement voire nier les erreurs difficilement acceptables. Exemple, on se dit qu'il faut attirer des gens en région et les décourager de venir tous à Montréal. Ainsi, on laisse pousser des quartiers inadéquats. Dans le temps, cela génère une véritable tragédie. Les gouvernements misent tous sur le départ des boomers de leurs maisons pour éviter la construction de maisons en grand nombre. Cela alors que nos aménagement doivent finalement aboutir vers ce qui manque dans notre monde. Soit des quartiers et des maisons tels que décris dans ce site. Quand on ne permet jamais à la vérité de sortir véritablement, on tue le juste que l'humanité attends.

-Nos gouvernements pavent la voie pour des tours à condos et vont devoir investir toujours plus dans le logement social alors que si le cadastre à l’échelle du Québec étaient composé majoritairement de lots de 1000pi2 ou moins l’étalement urbain ne serait plus la tragédie qu’ils en font.  Les gouvernements semblent oublier la différence entre dépenser et investir et par leur faiblesse alimentent une grande condamnation car l’espace sur terre est limité. Les arbres qui ne repousseront jamais sur les 20 pieds entre deux maisons à Sainte-Sophie ou à Mirabel-en-Haut, etc., c’est bien pire que ceux qui repousseront sur une terre dédié à la sylviculture en Mauricie exemple.

-Soyons créatifs et saisissons nos opportunités insoupçonnées. Voici un exemple : les gouvernements et les sociétés d'état en tant qu'employeurs importants pourraient sortir leurs bureaux des grands centres-villes comme Montréal ou Québec afin de diminuer la congestion à sa source sans recourir aux projets pharaoniques qui se nourrissent de notre capital propre. C'est possible et encore plus grâce au télétravail de cesser la concentration des gens qui engendre pour certains un immense désir d'exagérer.

-La politique monétaire expansionniste n'a pas vraiment permis de mieux densifier nos quartiers car elle a servi la construction de plus grandes maisons d'une part et de condos avec de grands espaces de stationnement d'autre part. Étant donné le niveau de l'augmentation des prix nous en sommes maintenant dans un marché qui rend la location et dans une moindre mesure la propriété partielle plus logique financièrement.

- On a trop de maisons luxueuses qui vont peser à long terme sur le marché de ce type de maison. Les maisons cossues accaparent de plus en plus de ressources alors que depuis le début de la civilisation la classe moyenne supérieure ne représente que 15% de la population. Notre population vieillissante n’a surtout pas besoin de ce type de construction. Le laisser-faire de nos institutions a permis une expansion des condominiums alors qu'ils ont des fonds de prévoyance déficitaires dans 62% des immeubles (Le Devoir, juin 2017). Il a fallu attendre jusqu'en juin 2018 pour une véritable loi encadrant la copropriété au Québec.

- Si l'on analyse les dimensions incluant les espaces de stationnement, des espaces pour le remisage et les zones de gazon pour les blocs d'habitations de type condominium ou plex de 4 étages on retrouve bien souvent une densité similaire à celle des maisons dont on fait la promotion sur des lots de 1000pi2 ou moins intégrés avec rues et ruelles.

-Le capitalisme a choisi de nous installer pour le court-terme afin d’augmenter les transactions et la prise de profit alors que nos instincts sont de rester là où on est vraiment bien.

-Le prix des biens d'actif ont tellement augmenté que cela freine la capacité de rénover le patrimoine immobilier vieillissant. S'extirper en région est devenu relativement cher quand on parle de maisons. Les prix assure la scérose du marché des condos et personne remarque que la valeur-terrain est inexistante dans ce type d'habitation. Au bon prix, tout est juste. Bref, c'est si cher que l'immobilier devient crétin et le marché évite avec une extraordinaire prouesse de construire de la valeur sous forme de maisons en rangées au design et aux structures distinctes.

-Le racisme systémique est une réalité qui peut devenir du passé si on a des maisons conséquentes avec les besoins de l’humanité et des quartiers qui encouragent la mixité.

-Depuis la fin des bungalows, les constructions sont souvent devenues plus lourdes et complexes avec une foule d'effets négatifs notamment sur la sécurité et la motivation des travailleurs et travailleuses.

-On devrait cesser de subventionner par dizaines de milliards de dollars des Transit-Oriented-Development et user de débrouillardise afin de conjuguer efficacité et propriété individuelle de maisons. Le transport en commun n’est aucunement profitable voir viable de par sa complexité. Il faut stopper une densification résidentielle qui se désengage par rapport à la notion de propriété individuelle d'une maison. La propriété d'une maison constitue un repère central pour la démocratie alors qu'on accuse tant de pays de manquer de démocratie. En matière d'aménagement la justesse de la réponse est d'importance fondamentale mais on semble règlementer sur des bases qui manquent de justice.

-L'aménagement déficient encourage les grandes surfaces et exige des investissements publics dans des systèmes de transports en commun complexes qui ne sont pas rentables à moins de sacrifier la propriété de maisons. Tout cela a un prix sur le plan social, environnemental et économique qui ne devrait pas être déduits des budgets gouvernementaux parce qu’ils sont encourus par les personnes individuellement et collectivement. Le revenu minimum garanti est un moyen d'acheter la paix avec des groupes qui sont particulièrement affectés par une politique monétaire expansionniste qui fait baisser leur revenu constamment par rapport aux prix des actifs. Donner de l'argent c'est redémarrer le cercle vicieux actuel en plus de ne rien faire pour permettre les innovations qui stimuleront la vraie croissance tout comme l'autonomie individuelle et collective.

-Marcher combat l'insomnie et il est possible d'urbaniser pour favoriser ce mode de déplacement sans pour autant réserver l'accès à l'automobile aux nantis. La voiture a grandement contribué au développement de la social-démocratie et libéralise les gens dans un marché du travail de plus en plus compétitif. Le fait que la voiture pollue est un problème qui doit être résolu en lui-même. Les quartiers-maisons tels que nous en faisons la pédagogie aiderons à la diminution du kilométrage fais en moyenne en voiture naturellement car ce sera plus confortable d’y aller en vélo ou à pieds pour plus de commerces de proximité.

-Pour réussir la lutte aux changements climatiques et conserver l'espace qui est fini sur terre il faut le faire dans le respect d'un accès égalitaire ET universel à la propriété de maisons. Se donner un objectif si élevé assurera les résultats les plus élevés. Au lieu d'adopter des mesures qui vont toujours dans le sens du profit des grands et ensuite se trouver une foule de mesures compensatoires face aux aspect négatifs on devrait se poser des questions comme celles-ci : y-a-t-il un moyen de pouvoir assurer une maison à tous tout en protégeant la nature? Peut-on réduire les accidents de la route sans rendre la vie difficile à son utilisation? C’est ainsi que l'on retrouvera la logique d'avoir de petits lots de 1000pi2 et moins et des ruelles afin de palier à l'interaction mal organisée entre les automobiles, les vélos et les piétons.

-Le modèle de quartier-maison décrit ci-haut permet de neutraliser les îlots de chaleur car il réduit les grands stationnements; permet plus facilement de cultiver des toits verts et offre une couverture verte par-dessus les rues et les corridors de circulation par des arbres postés sur les banquettes de sol, dans les ruelles, en bordure des propriétés et les racoins divers. Avec moins de fils dans le chemin et des maisons à étage les arbres seraient moins un paquet de trouble comme on dit.

-Dans des quartiers que l'on promeut la construction serait moins complexe et donc accessible. Cela aiderait les apprentis en construction à rapidement savoir le A à Z de comment fabriquer des maisons ce qui soulageront nos problématiques de main-d'œuvre et baissera la pression sur les petites entreprises de la construction.

-Les PLEX c’est devoir monter des escaliers même pour arriver au rez-de-chaussée sans nécessairement obtenir une densité supérieure à celle obtenue avec des maisons-quartiers de type ‘grow home’. C’est que pour 6 logements dans bien des cas il faut plus de 8000pi2 de terrain étant donné leur grands corridors d’accès intérieurs, leurs espaces de stationnement et leurs rangements extérieurs.

-Les mégas projets de la CDP Infra devraient nous donner l'espoir et la légitimité d'exiger que leur fond qui est le nôtre serve aussi à faire le bien pas juste le profit d'industries qui innovent à ne pas innover. Cela veut dire aussi bâtir le capital des gens ordinaires. Il faut que les petites municipalités aient des aqueducs et des infrastructures pour avoir de quoi négocier des maisons abordables avec les promoteurs. Les maisons abordables sont avec la famille ce qui importe le plus pour plus de 85% de la population (L’Actualité, octobre 2017). C'’est environ la proportion que représente les classes moyennes dans le temps depuis le début de la civilisation.

-Un programme d'incitatifs à la conversion de maisons de plain-pied en semi-détachés pourrait doubler le nombre de maisons pour chaque bungalow construits en quantité dans les banlieues dans les années 60 à 80. Favoriser un aménagement plus égalitaire sous la forme de maisons quasi-attachées permettrait de réduire l'écart entre les classes sociales. Un écart qui génère une super-compétition qui peut se traduire dans une dévalorisation des emplois moins rémunérés actuellement mais qui peuvent être très importants pour la société. Les pénuries de main-d'oeuvre dans les emplois peu qualifiés sont en partie liées à l'effet de l'inégalité grandissante. Les travailleurs cherchant plus que jamais à s'extirper de ce qui est devenu une forme de condamnation.

-Cesser de voir l'habitation comme un luxe destructeur de l'environnement et l'urbanisme dans une perspective de transport. Cela rend difficile une vision plus large et humaine ce qui engendre des impacts permanents comme rien d'autre.

-L'occident a colonisé le monde et ne peut continuer de piller des terrains sans en réaliser le véritable prix global.

-Faciliter la fracturation cadastrale dans un le but de densifier avec des maisons.

-Dans un monde réseauté, il y a un potentiel énorme avec l'intelligence artificielle et des services comme googlemaps de mieux trouver les solutions partout où elles existent.

-Centraliser les pouvoirs en matière d'urbanisme au sein du gouvernement du Québec.

-Dans un monde où la technologie va augmenter notre temps à la maison, nous sommes de plus en plus conscientisés quant à ce qui reste à faire. La propriété est attaquée de tout bord tout côté et l’honnête citation du Président du World Economic Forum: ''You'll own nothing and you will be happy'' ne doit pas se réaliser. Le discours dominant veut contraindre la voiture pour la majorité de la population au profit de quartiers T.O.D. (Transit Oriented Development) alors que l’aménagement autour de la voiture qui a donné lieu aux banlieues américaines a été une erreur. Ni les T.O.D., ni les P.O.D. (Pedestrian Oriented Development) sont des solutions durables. Il faut des P.A.D. (Pedestrian-Automobile Development) offrant des réseaux distincts aux véhicules motorisés et aux personnes.

-Créer un index de référence et le rendre aussi populaire que ceux pour tant d'autres choses. Un index qui donnera une pondération à l'efficacité énergétique et une autre plus importante à l'accès à la propriété exemple. L’attention portée à l’accès à la propriété finira par se conjuguer avec la préservation des ressources environnementales.

-Augmenter les normes de construction résidentielle quant aux divisions mitoyennes qui furent réduites dans les années 2000 afin de faciliter les multi-logements. Il s'agit d'avoir un véritable mur non partagé du solage jusqu'à l'extérieur du toit.

-Obliger ou inciter fortement les édifices à multi-logement à créer des stationnements sous-terrains afin de réduire leur empreinte anthropique tout en limitant les îlots de chaleur.

-Rendre illégal la spéculation sur l'immobilier résidentiel étant donné l'essentiel besoin d'avoir sa place, son chez-soi donc sa propriété individuelle.

-Publier des plans de conversion d'habitations existantes tels que des bungalow, maisons québécoises ou canadiennes, cottage, plex, etc., en maisons rangées ou semi-détachées.

-Cessons les excuses, les tabous et les mythes afin d’ouvrir nos yeux sur la plus grande dépense d’une vie : son habitation. Comment se fait-il que des données publiques sur la densité par hectare ou encore la quantité de propriétaires de condos, de maisons en détail sont invisibles du regard public? L’ignorance permet au statut quo de persister encore et encore alors qu’un mur en périphérie de trop grandes maisons sur de trop grands terrains scellent petit à petit  les locataires à leurs loyers.

-La natalité se stabilise avec l'arrivée d'une classe moyenne qui se définit comme la classe capable de préserver son capital.

-Trouver des usages à l'espace perdu entre deux maisons.

-Favoriser les toits habitables simples qui nécessitent moins de matière ligneuse.

-Promouvoir l'innovation et l'usage de techniques afin de convertir le patrimoine résidentiel existant en habitation à l'échelle humaine de densité durable.

-Créer un index du territoire disponible constamment mis-à-jour.

-Bâtir des tours en hauteur a augmenté les accidents de travail liés aux chutes ou autre et est souvent dénoncé par les corporations de pompiers.

-Le plus que l'on aura de maisons dans des paramètres optimaux le plus que ce sera possible de rétablir une politique monétaire saine et renverser l'abandon du keynésianisme. Cet abandon a causé la crise immobilière de 2008 et a grandement contribué à l'endettement des ménages qui au Canada est le pire parmi les pays de l'OCDE. Il est vrai que hausser le prix d'un actif peut diminuer le gaspillage d'espace mais c'est au détriment de l'économie qui ne change pas par un ajustement artificiel mais par de vraies actions. Le niveau plancher des taux d'intérêts a alimenté un saccage de terrains en périphérie de Montréal et cela a engendré une ceinture de croissants qui condamnent voire emprisonnent les gens en ville alors que depuis plus de 50 ans on savait que c'était populaire de quitter l'Ile de Montréal pour une maison.

-Mettre fin au gaspillage de la matière ligneuse lors des inondations de forêts aux alentours des barrages hydroélectriques et lors de l'aménagement de corridors pour des lignes de haute-tension ou des oléoducs.

-Contraindre le secteur commercial et industriel à se construire en hauteur plutôt que de le faire pour le secteur résidentiel.

-Augmenter les tarifs d'électricité au Québec afin de financer un projet de société dans les objectifs de notre mouvement.

-Remettre en question l'existence d'aéroports dans les endroits de fort potentiel résidentiel.

-Créer une chambre de la construction pour aider une industrie qui manque de concertation.

Quand on veut que tous aient une place comme dans une école on fait des casiers. Quand on a un compromis-profitariat à deux vitesses on a des cages et des cottages. Si on construit en hauteur allons-y plus haut et laissons plus d'espace pour des maisons en rangée qui sont attachées que par la cage d'escalier. On doit sortir de notre mentalitée qui a un prix social pesant sur les individus dans le silence.

CITATIONS

"La dictature parfaite aura l'apparence de la démocratie. Une prison sans murs où les prisonniers ne rêveront pas de s'échapper. Un système d'esclavage où grâce à la consommation et le divertissement les esclaves aimeront leur esclavage." - Aldous Huxley

"Ce ne sont pas des HLM en gyprock qu'on veut, c'est des maisons!" - Pierre Falardeau

(...) La surdensité peut paradoxalement, favoriser l'étalement. Elle induit une hausse des prix immobiliers qui encourage la satellisation des flux pendulaires. Elle favorise par ailleurs les mobilités de compensation, comme les départs en fin de semaine visant à suppléer au manque d'air et d'espace. (...) -tiré du livre Éco-Urbanisme Défits planétaires; solutions urbaines de Jean Haëntjens et Stéphanie Lemoine, Écosociété, septembre 2015

"On le dit depuis un bon moment, les taux d'intérêt devraient remonter en quelque part en 2015, ce qui appliquera encore plus de pressions sur le marché de l'immobilier. Les prix pourraient baisser, ce qui théoriquement, fera pencher la balance du côté des demandeurs. Mais les prêts coûteront plus cher du fait des taux plus élevés... On n'en sort pas, l'accession à la propriété restera problématique, à moins que les gouvernements ne décident d'en faire un enjeu et imaginent des stratégies pour donner une chance aux nouveaux acheteurs." - paru sous le titre 'Les jeunes, rebutés par le prix à payer pour être maîtres chez eux' René Vézina, Journal Les Affaires Édition du 27 septembre 2014.

"Les inégalités ont augmenté dans presque toutes les régions du monde." - Thomas Piketty, décembre 2017

"Le monde est trois fois plus riche aujourd'hui qu'il ne l'était il y a trente ans. Et pourtant nous ne voyons toujours pas des salaires minimum viables", - Sharan Burrows, janvier 2018

"Les riches de ce monde auraient jusqu’à 32 trillions de dollars, soit 32 fois 1000 milliards $ US d’actifs financiers cachés dans des paradis fiscaux, selon Tax Justice Network", Journal de Montréal, 23 juillet 2012

"La vérité fait mal mais le mensonge détruit. " - anonyme 

"Don’t join the infantry, join the carpentry. " - anonyme

"I don’t want a war, I want a peace. " –

L'étalement urbain injuste tel qu'il s'est fait dans le manque d'organisation qui règne encore profite aux banquiers et aux rentiers car on se dirige avec haute vitesse vers la dilapidation de l'espace disponible tout en alimentant les égocentrismes.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il n’y a rien de nouveau dans ce que l’on avance dans ce site mais quelle nouveauté ce serait que de voir l’humanité s’épanouir dans des maisons. Le Québec bénéficie des meilleures conditions pour réaliser une société qui permet à tous d’avoir une maison. Les maisons attachées devraient nous attirer et constituer la majorité du patrimoine immobilier ce qui oblige que l'on s'attarde à la justesse de leur conception. Le temps passe, des demandes sont refoulées et des forêts brûlent alors que l'on peut objectivement reconnaître ce qui est souhaitable et durable en termes de construction résidentielle. Que ce soit l'invention du gazon, la volonté de se libérer de propriétaires, de patrons ou de voisins qui prennent trop de place, sans oublier l'avènement de la voiture nous devons prendre conscience qu’on n’a pas encore mis la maison au centre de notre choix en aménagement. Nous avons un beau travail car tout est encore à faire pour arriver au juste équilibre. Les conditions d'une réorientation de l'urbanisme résidentiel sont de plus en plus favorables au modèle de maisons attachées et avec tout l’argent dont semble disposer les promoteurs immobiliers cela devient de plus en plus ridicule qu’il n’y ait toujours pas à ce que je sache de développements de maisons ET de quartiers tel que nous décrivons dans ce site.

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LE DÉBAT ENRICHI LE RÉSULTAT.

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